One Voice descend dans la rue pour que les animaux cessent d’être vendus comme des objets
Ils ont quelques semaines à peine. Sous la lumière artificielle des salons du chiot, chiots, chatons et petits rongeurs passent de main en main, dans le bruit et la foule, jusqu’à ce qu’un acheteur reparte avec l’un d’eux. La loi interdit pourtant depuis 2024 de vendre chiens et chats en animalerie. À partir du samedi 7 novembre, les militants de One Voice tiennent stands et happenings dans plusieurs villes de France – dont Périgueux, Metz et Antibes – pour dénoncer cette marchandisation des animaux.
Derrière chaque petit exposé, il y a une mère. Dans les élevages, les femelles sont exploitées à vie, d’une portée à l’autre. Leurs petits leur sont retirés trop tôt, au risque de carences affectives et de difficultés qui peuvent les suivre longtemps. Viennent ensuite l’exposition, puis la vente. Et ceux que personne n’achète, que deviennent-ils ? Certains élevages enferment les animaux dans des conditions misérables, d’autres alimentent des trafics en tout genre : dès leurs premiers mois, nos compagnons sont la cible de tous les dangers.
Interdits en animalerie, toujours vendus en salon
En interdisant la vente de chiens et de chats en animalerie, la loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale a reconnu à demi-mot qu’ils ne sont pas des produits de consommation. Les salons du chiot, eux, sont passés entre les mailles. Week-end après week-end, des animaux de quelques semaines y endurent le bruit incessant, les néons et les mains des visiteurs qui les « tripotent » dans tous les sens. Les maladies s’y propagent vite. Des familles se retrouvent à se battre pour la survie de l’animal qu’elles viennent d’accueillir, et des morts sont régulièrement déplorées.
L’achat impulsif, antichambre de l’abandon
Ces salons sont pensés pour l’achat impulsif. La loi impose de signer un certificat d’engagement et de connaissance, puis d’attendre sept jours avant toute acquisition. Certains vendeurs proposent d’antidater le document, ou le font signer avant même que l’acheteur ait rencontré l’animal, pour écouler leur « marchandise ». Or 300 000 animaux sont abandonnés chaque année en France. Saturés, refuges et associations doivent souvent refuser de nouvelles prises en charge et, faute de place, des dizaines d’animaux sont mis à mort chaque jour dans les fourrières. Qui peut garantir que les « boules de poils » vendues ce week-end ne grossiront pas ces chiffres dans quelques mois ?
Accueillir un animal doit être un acte réfléchi. One Voice appelle à en finir avec l’objectification des animaux familiers, qui ouvre la porte à tous les abus et aux drames. Il est temps de repenser notre relation avec eux.
Les rendez-vous de la mobilisation
Samedi 7 novembre
- Périgueux (24), 9 place de l’ancien hôtel de ville, 10 h – 12 h, stand et tractage
- Metz (57), rue Winston-Churchill, 14 h – 17 h, stand, happening et tractage
- Antibes (06), place des Martyrs de la résistance, 10 h 30 – 12 h 30, stand, happening et tractage
Dimanche 8 novembre
- Fréjus (83), rond-point de la Libération, près de la plage des Sablettes, 10 h 30 – 12 h 30, stand, happening et tractage
Samedi 14 novembre
- Objat (19), avenue Raymond-Poincaré, 10 h – 13 h, stand et tractage
Samedi 21 novembre
- Paris (75), rue vieille du temple, 14 h 30 – 16 h, marche multi-associations
D’autres villes rejoindront la mobilisation dans les prochaines semaines.
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Author: One Voice
