Vantara : la Fondation 30 Millions d’Amis se félicite que l’Inde demeure sous procédure de surveillance pour ses importations douteuses d’espèces protégées
Présente cette semaine à Genève pour la 81ème session du Comité permanent de la CITES (SC81), la Fondation 30 Millions d’Amis salue l’issue des débats sur l’application de la Convention par l’Inde, épinglée pour ses importations massives d’animaux d’espèces protégées depuis quelques années au profit du méga zoo privé indien Vantara. Bien que l’Inde ait activement plaidé pour que la procédure de non-conformité mise en œuvre à son encontre soit levée, le Comité Permanent a décidé de poursuivre les vérifications sur la légalité de nombreuses importations suspectes déjà identifiées et l’examen de tout autre cas potentiel d’illégalité.
Dans le prolongement des discussions amorcées en Ouzbékistan en novembre 2025, les autorités indiennes ont été tenues de s’expliquer ce jour sur les importations pointées du doigt par les ONG et les instances de la CITES, et sur les procédures mises en place depuis lors pour renforcer le
respect de la Convention de Washington. Pour rappel, plus de 60 000 animaux ont été aspirés des quatre coins du monde par le zoo indien entre 2022 et 2026, dont près de la moitié sont des espèces menacées et protégées internationalement, tels que de nombreux grands singes, félins et reptiles dont les populations sont en fort déclin.
Malgré les progrès de l’Inde, reconnus par l’ensemble des Etats, de nombreuses zones d’ombre demeurent concernant l’origine d’un grand nombre d’animaux menacés d’extinction importés par l’Inde au moyen de documents officiels douteux. Si l’Inde a fourni quelques clarifications sur la provenance de certains animaux, une majorité des cas problématiques demeurent non résolus, dont l’importation 31 chimpanzés en provenance d’Egypte, du Koweit et d’Irak, de 34 guépards exportés des Emirats arabes Unis, d’Afrique du Sud et de Syrie, ou encore d’un orang outan de Tapanuli ré-exporté d’Indonésie.
Des débats tendus opposant respect de la CITES et intérêts économiques
Se défendant de tout commerce illicite, l’Inde a fait valoir, lors des débats, l’instauration d’une nouvelle procédure de vérification sécurisant l’application de la CITES et a renvoyé la responsabilité d’éventuelles irrégularités aux pays ayant procédé à l’exportation des animaux en question.
Comme en novembre 2025, l’Union européenne – par la voix de la France -, la Suisse et le Royaume Uni ont fait front commun pour demander la poursuite des investigations sur ces importations suspectes et requérir des clarifications, rejoints dans cette démarche par l’Amérique du Nord. Les Etats Unis, ayant pourtant activement plaidé la cause de l’Inde précédemment, se sont abstenus de tout commentaire tandis que certains partenaires commerciaux de l’Inde tels que les Emirats arabes Unis, l’Indonésie et plusieurs pays africains (Sénégal, RDC, Kenya, Togo notamment) ont soutenu, à ses côtés, la levée de la procédure de surveillance engagée à son encontre.
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Author: Fondation 30 Millions d'Amis
