20 October 2026

Européen, tigré, câlin, bavard et adepte du « co-dodo » : voici le portrait-robot du chat en 2026 selon Caats

Européen, tigré, câlin, bavard et adepte du « co-dodo » : voici le portrait-robot du chat en 2026 selon Caats

4 ans, 4,9 kg, plutôt câlin et très attaché à son humain… jusqu’à dormir dans son lit pour 1 chat sur 2. Pour lancer son Observatoire des chats et de leurs humains, Caats croise l’analyse de 70 879 profils de chats renseignés par ses nouveaux clients en 2026 avec un sondage mené auprès de 5 003 maîtres.

À quoi ressemble le chat qui partage aujourd’hui notre quotidien ? Quel âge a-t-il ? Quelle est sa robe ? Est-il vraiment aussi indépendant qu’on le dit ? Et où passe-t-il ses nuits ?

Pour dresser ce premier portrait-robot, Caats s’est appuyé sur deux sources complémentaires : les profils de 70 879 chats renseignés par 60 830 foyers ayant rejoint Caats en 2026, pour les données physiques et de mode de vie ; et un sondage mené en octobre auprès de 5 003 maîtres clients Caats, pour compléter le portrait sur la robe, le caractère et les habitudes.

82 % des chats étudiés sont des européens ou chats de gouttière.      Parmi les chats de race, le Maine Coon est le plus représenté avec 4,3 % de la totalité des chats, devant le Siamois, le British Shorthair, le Sacré de Birmanie et le Persan.

Le chat observé par Caats a 4 ans d’âge médian, pèse 4,9 kg en moyenne à l’âge adulte, et la parité est presque parfaite : 51 % de femelles pour 49 % de mâles.

Le sondage apporte la touche finale au portrait physique : un chat sur quatre est tigré (25,9 %), loin devant les chats noirs (12,2 %), noirs et blancs (11 %) et gris/bleus (9,5 %).

Lorsqu’on demande aux maîtres de décrire leur chat, « câlin » arrive largement en tête, cité pour 45 % d’entre eux. Suivent gourmand (28 %), curieux (24 %), indépendant (23 %) et joueur (22%).

Mais lorsqu’on les interroge spécifiquement sur les vocalises de leur compagnon, le résultat est encore plus parlant : 68 % des maîtres considèrent leur chat comme très ou assez bavard, dont 34 % comme « très bavard ».

Autrement dit : le chat de 2026 est peut-être indépendant… mais certainement pas silencieux.

Même la fameuse « bouderie » féline s’invite dans le portrait : seuls 3 % utilisent spontanément le qualificatif « boudeur », mais 46 % ont pourtant l’impression que leur chat les boude au moins parfois.

C’est probablement le chiffre qui illustre le mieux la proximité entre le chat et son humain : 49 % des chats dorment dans le lit de leur maître.

À titre de comparaison, seuls 9 % dorment principalement sur le canapé et 7 % dans leur panier ou leur arbre à chat.

Et les réponses se recoupent : parmi les chats qui dorment dans le lit, 46 % suivent leur maître presque partout, contre 26 % chez ceux qui n’y dorment pas.

Le chat de 2026 est donc peut-être autonome, mais il aime manifestement garder son humain à portée de patte.

Le chat observé par Caats pèse en moyenne 4,9 kg à l’âge adulte. Pourtant, un maître sur trois déclare ne pas connaître le poids de son chat adulte. Dans le même temps, 29 % des chats adultes sont considérés comme en surpoids par leur propriétaire.

Un chiffre à manier avec nuance : le poids dépend fortement de la morphologie. Un Maine Coon pèse ainsi 6,8 kg en moyenne contre 4,8 kg pour un européen, alors que seuls 13 % des Maine Coon étudiés sont déclarés en surpoids, contre 40 % des Chartreux.

Cette étude croise deux sources distinctes. Données Caats : analyse de 70 879 fiches complètes de chats renseignées par 60 830 foyers ayant rejoint Caats entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026. Les données sont déclaratives et ne constituent pas un échantillon représentatif de l’ensemble des chats vivant en France.

Sondage « Portrait-robot » Caats : enquête Typeform réalisée en octobre 2026 auprès de 5 003 maîtres clients Caats, avec un chat renseigné par répondant. Marge d’erreur annoncée : ±1,4 point. Les répondants sont des clients Caats volontaires.


Les données fournies par Caats ont été décryptées par Jessica Serra. Titulaire d’un doctorat en éthologie, Jessica Serra est spécialiste de la cognition animale. Elle est l’autrice de plusieurs essais scientifiques à succès dont « Dans la tête d’un chat » et « Le monde secret du chien ». Elle a également animé l’émission “La vie secrète des chats ” sur TF1.  Elle dirige aujourd’hui la collection « Mondes Animaux » qui propose à travers des livres accessibles au grand public de nous projeter dans la tête des animaux : « Et si, au lieu de regarder les animaux avec nos yeux, nous les regardions avec les leurs ? ».

Jessica Serra : En effet, ces résultats, comme les récentes études sur le comportement de cet animal fascinant, révolutionnent la représentation que nous nous faisions jusqu’alors du chat. Loin du mythe du félin solitaire arpentant les vastes étendues de son territoire, le chat domestique a suivi son propre chemin au cours de son évolution auprès des hommes. Il en résulte un animal bien plus social qu’on ne l’a longtemps imaginé. Au fil de sa domestication, son cercle social, autrefois composé de quelques chats rencontrés en période de reproduction s’est considérablement élargi. Il englobe désormais les êtres humains, les nombreux chats du voisinage ou ceux qui partagent la maisonnée, sans oublier son concurrent de toujours dans le cœur des hommes : le chien !

Il lui a donc fallu apprendre à composer avec l’ensemble de ces espèces, à communiquer avec certains d’entre eux, tout en nouant des liens affectifs étroits avec les humains qui partagent sa vie. Les miaulements, notamment, occupent une place privilégiée dans cette communication. Alors que, chez les chats sauvages, ils sont principalement émis par les chatons à destination de leur mère et restent occasionnels à l’âge adulte, nos chats adultes continuent de miauler tout au long de leur vie, pour solliciter notre attention, obtenir de la nourriture ou provoquer une interaction. Mieux encore, ils apprennent, au fil de leurs expériences, quel type de vocalisations suscitent une réaction de notre part, et peuvent ajuster leurs appels en conséquence. Chaque duo humain-chat développe ainsi ses propres habitudes de communication, une sorte de « langage secret » comme je l’évoque dans mon livre « Dans la tête d’un chat ». Pas étonnant, dès lors, que les participants de l’étude qualifient la plupart de leurs animaux de « bavards » ! Quant au qualificatif de « câlin », il traduit une réalité que la science a confirmé : loin de nous fréquenter par intérêt, les chats tissent avec leurs humains de véritables liens d’attachement. Ce lien est ancien, mais la science commence seulement à en mesurer la profondeur.

Jessica Serra : Le sommeil est une période de vulnérabilité pour les animaux. Rappelons-nous que dans la nature, le chat est autant un prédateur qu’une proie. En choisissant de dormir à proximité d’une personne, le chat manifeste un sentiment de sécurité et de confiance. Il recherche également la chaleur, le confort et la tranquillité, autant de facteurs qui peuvent expliquer son attirance pour notre lit !

Il faut toutefois rester prudent : dormir dans le lit ne suffit pas, en soi, à démontrer l’existence d’un attachement au sens scientifique du terme. Pour l’évaluer, les chercheurs se sont inspirés d’une expérience qui consistait à analyser les réactions d’un bébé humain en présence et en l’absence de sa mère. Cette fois, ce sont des chats qui ont été placés dans une pièce inconnue avec leur humain, avant d’en être séparés, puis de le retrouver. Nombre d’entre eux manifestaient des signes de stress en l’absence de leur humain. Lors des retrouvailles, ils retrouvaient leur calme et recommençaient à explorer la pièce : des comportements caractéristiques d’un attachement sécurisé, dans lequel l’humain constitue une figure de réconfort et de sécurité.

Ce qui me paraît particulièrement intéressant dans les données de Caats, c’est l’association entre le partage du lit et la tendance à suivre son humain, puisque, parmi les chats qui dorment dans le lit, presqu’un sur deux suit son humain presque partout. Elle suggère que certains nouent un tel lien d’attachement que la proximité de leur propriétaire leur devient indispensable dans différentes situations du quotidien. J’en connais quelque chose, puisque mon propre chat me suit aussi dans chacun de mes déplacements, jusque dans la douche ! Si les scientifiques ne se sont pas encore penchés sur ce phénomène, une chose est sûre : notre présence compte pour eux. Simple plaisir de notre compagnie, curiosité pour nos activités, sentiment de sécurité, hyper attachement…ou peut-être un mélange de tout cela ? Voilà qui pourrait expliquer pourquoi certains chats deviennent de véritables « pots de colle » !

Jessica Serra : Bien sûr que les chats ont un caractère ! En éthologie, nous parlons plus précisément de personnalité animale, une notion aujourd’hui largement étudiée et reconnue scientifiquement. Elle désigne des différences individuelles de comportement qui présentent une certaine stabilité dans le temps. Des études ont ainsi montré que certains chats sont particulièrement curieux tandis que d’autres sont plus craintifs. Certains recherchent volontiers les interactions sociales, tandis que d’autres se montrent plus réservés. Ces différences peuvent être influencées par la génétique, mais les expériences précoces, la socialisation et l’environnement dans lequel l’animal évolue ont un impact considérable.

On peut aujourd’hui mesurer ces traits à l’aide de différents tests de personnalité élaborés par des équipes d’éthologues, parmi lesquels le Feline Five ou le Fe-BARQ. Parmi les qualificatifs que l’on retrouve dans les données de Caats, certains correspondent à des caractéristiques évaluées par ces questionnaires. C’est notamment le cas de la curiosité ou du caractère bavard. En revanche, être gourmand ou boudeur ne constitue pas une dimension reconnue de la personnalité féline. Mais c’est aussi l’intérêt de ces données : elles donnent à voir la diversité des personnalités félines telles qu’elles sont perçues par les humains qui partagent leur quotidien. Elle soulève aussi de passionnantes questions scientifiques, en faisant émerger des particularités qui ne sont pas prises en compte dans des questionnaires standardisés.

Attention toutefois à ne pas interpréter les émotions félines à travers le prisme des nôtres. Il se peut bien que votre chat « boudeur » ne vous en veuille pas du tout, mais qu’il cherche simplement à retrouver un peu de tranquillité…

Jessica Serra  : Ce sondage réalisé par Caats rejoint les résultats de certaines études scientifiques, dans lesquelles les chats roux étaient également décrits comme plus sociables par leurs propriétaires. Mais les chats roux sont-ils réellement plus affectueux, ou leur réputation influence-t-elle notre regard ? Difficile de trancher ! Car si plusieurs études ont exploré les liens entre la couleur de la robe et le tempérament, leurs résultats restent contradictoires. Certaines ont notamment associé les robes tricolores à une plus grande agressivité, tandis que d’autres ont montré que les différences observées pouvaient en réalité s’expliquer par l’appartenance à certaines races. Surtout, la plupart de ces travaux reposent sur les appréciations des propriétaires, potentiellement influencées par les stéréotypes associés aux différentes couleurs. À ce jour, rien ne permet donc d’affirmer que la robe d’un chat détermine son caractère. Mais le sondage Caats a le mérite de mettre en lumière ces tendances et d’alimenter le débat : existe-t-il vraiment un lien entre la robe et le tempérament des chats, ou ces différences reflètent-elles un biais de perception ?

Fondée en 2019, Caats est une marque française spécialisée dans la nutrition féline.
Elle propose un menu associant croquettes et pâtées premium, avec des portions adaptées aux besoins de chaque chat.
Ses recettes sont élaborées avec le vétérinaire Jean-Marc Denoun, cofondateur de la marque, et le Pr Patrick Nguyen, nutritionniste.
Disponible sur caats.co, Caats nourrit aujourd’hui plus de 70 000 chats et est notée 4,6/5 sur Trustpilot (plus de 24 000 avis).
Avec l’Observatoire des chats et de leurs humains, Caats explore la place du chat dans les foyers français et les habitudes de ceux qui partagent son quotidien.

Plus d’informations : caats.co


L’article Européen, tigré, câlin, bavard et adepte du « co-dodo » : voici le portrait-robot du chat en 2026 selon Caats est apparu en premier sur Savoir Animal.


https://savoir-animal.fr/wp-content/uploads/cropped-favicon-noir-fond-transparent-1-32×32.png


Aller à la source
Author: Yoann Latouche