Journée du Deuil Animalier : une première en France pour reconnaître enfin ce deuil invisible
Première Journée du Deuil Animalier : pourquoi la France a besoin d’une journée nationale
Chaque année, des millions de familles perdent un animal qui partageait leur quotidien. Pour certains, il aura été un compagnon de quelques années. Pour d’autres, un véritable membre de la famille, présent dans les plus beaux moments comme dans les plus difficiles. Pourtant, malgré la place que les animaux occupent aujourd’hui dans nos vies, leur disparition reste encore largement sous-estimée.
Combien de personnes entendent encore « Ce n’était qu’un animal », « Tu en reprendras un autre » ou « Il faut passer à autre chose » ? Ces phrases sont rarement prononcées avec de mauvaises intentions. Elles traduisent surtout une réalité : nous avons encore du mal à reconnaître ce que représente la perte d’un animal pour celui qui l’a aimé.
À travers la Maison du Deuil Animalier, j’accompagne depuis plusieurs années toutes celles et tous ceux qui traversent la perte de leur ami, de leur confident, de leur animal tant aimé. C’est de cette expérience, des centaines d’échanges et de toutes ces histoires confiées au fil du temps qu’est née une conviction : le deuil animalier mérite d’être davantage reconnu.
Un deuil encore trop souvent invisibilisé
En France, en 2026, trop de personnes vivent encore le deuil animalier dans le silence. Elles reprennent le travail dès le lendemain, n’osent pas en parler à leur entourage ou minimisent elles-mêmes leur souffrance par peur d’être jugées. Pourtant, derrière chaque deuil animalier se cache une histoire unique, un lien construit au fil des années et une relation qui ne disparaît pas avec l’absence.
Au sein de la Maison du Deuil Animalier, j’ai également découvert un autre visage de cette réalité : celui des nombreux professionnels qui accompagnent celles et ceux confrontés au deuil animalier avec compétence, engagement et humanité. Leur travail est pourtant encore trop peu connu du grand public.
Le deuil animalier est encore sous-estimé. On en parle comme d’un deuil secondaire, avec ce besoin quasi-systématique de le comparer à un deuil humain. Pourtant, il mérite d’être reconnu, validé, autorisé, compris et accompagné. Il mérite aussi d’être rendu visible.
Pourquoi créer une Journée du Deuil Animalier ?
Au fil des accompagnements, une question est revenue de plus en plus souvent. Pourquoi existe-t-il des journées nationales consacrées à de nombreuses causes de société, et aucune pour une réalité qui touche pourtant des millions de familles ? Pourquoi le deuil animalier reste-t-il encore si invisible alors que les animaux occupent une place de plus en plus importante dans nos vies ?
C’est de ces interrogations, mais surtout de toutes les histoires confiées par les familles que j’ai accompagnées, qu’est née l’idée de créer la première Journée du Deuil Animalier en France.
Le 21 novembre 2026, cette première édition se tiendra à Paris. Cet événement, gratuit et ouvert au grand public comme aux professionnels, se déroulera dans un lieu qui sera dévoilé prochainement.
L’objectif n’est pas seulement d’organiser une journée de conférences. Cette journée a été pensée comme un lieu de rencontres, d’échanges et de sensibilisation, où chacun pourra découvrir les ressources qui existent aujourd’hui, poser ses questions, rencontrer les professionnels qui accompagnent le deuil animalier et comprendre qu’il n’est pas seul face à cette épreuve.
Une journée pour le grand public et les professionnels engagés
La Journée du Deuil Animalier permettra également de mettre en lumière tout un écosystème encore trop méconnu. Autour du deuil animalier, de nombreux professionnels, artisans, structures et acteurs engagés accompagnent celles et ceux confrontés à la perte de leur animal avec écoute, respect et humanité. Chacun apporte une réponse différente, mais tous poursuivent le même objectif : offrir un accompagnement de qualité avant le décès de l’animal, au moment de sa mort et après sa perte.
Tout au long de cette journée, conférences, tables rondes, espaces de rencontres, temps d’hommage et plusieurs temps forts rythmeront cette première édition. Les interventions, portées par des expertises variées et complémentaires, permettront d’aborder les multiples dimensions du deuil animalier et s’adresseront tant au grand public qu’aux professionnels. D’autres surprises seront dévoilées dans les prochaines semaines.
Derrière cette initiative, une équipe engagée
Un projet d’une telle ampleur ne se construit jamais seul.
Depuis plusieurs mois, Marion Morydan met son expertise en communication au service de cette première édition afin de lui offrir la visibilité qu’elle mérite. À ses côtés, Makeni œuvre au développement des partenariats et des sponsors avec une énergie et une implication précieuses. Leur engagement quotidien contribue pleinement à faire grandir cette initiative.
Je suis également heureuse de pouvoir compter sur Eva Dia, qui a accepté d’être la marraine de cette première édition. Beaucoup connaissent Eva pour son engagement en faveur de la cause animale. Réalisatrice, elle a d’abord mis son talent au service de nombreuses associations de protection animale avant de fonder Gueules d’Anges, née de son histoire avec son fidèle compagnon Iron et de sa volonté de faire évoluer le regard porté sur les chiens victimes de préjugés.
Son histoire avec Iron l’a ensuite confrontée à une réalité que connaissent malheureusement de nombreuses familles : celle de la maladie, de l’incertitude et, parfois, de la fin de vie. Après avoir traversé deux cancers distincts à ses côtés, elle a fait le choix, lorsque la guérison n’était plus possible, de l’accompagner jusqu’au bout dans une démarche de soins palliatifs.
De cette épreuve est née Iron Hope. À travers cette association, Eva soutient aujourd’hui les personnes confrontées au cancer de leur animal, les informe, les accompagne et leur rappelle qu’elles ne sont pas seules dans ce parcours souvent éprouvant. C’est aussi cette expérience profondément humaine, cette capacité à transformer une douleur intime en un engagement concret au service des autres, qui donne tout son sens à sa présence comme marraine de cette première Journée du Deuil Animalier en France.
Ensemble, faisons du 21 novembre un rendez-vous national
Le 21 novembre ne sera pas seulement une date. Il sera, je l’espère, le point de départ d’un mouvement appelé à s’inscrire durablement dans le paysage français.
Toutes les grandes évolutions commencent par une première étape. Faisons en sorte que celle-ci donne envie d’ouvrir le dialogue, de créer de nouvelles initiatives et de faire vivre cette journée bien au-delà de Paris, partout en France.
Parce qu’un mouvement ne grandit jamais seul, il grandit grâce à toutes celles et tous ceux qui décident d’en faire partie.
Alors, ensemble, faisons que cette journée inspire des initiatives partout en France. Que des collectivités, des associations, des refuges, des établissements vétérinaires, des entreprises, des écoles, des médiathèques et tous ceux et celles qui souhaitent s’engager, s’emparent du 21 novembre pour organiser, chacun à leur manière, un moment de sensibilisation, d’information ou d’hommage.
Ensemble, faisons du 21 novembre un rendez-vous national de sensibilisation, de partage et de reconnaissance.
Ensemble, légitimons le deuil animalier.
Ensemble, levons le tabou.
Ensemble, rappelons qu’aimer un animal, c’est aussi avoir le droit de le pleurer, sans se cacher.
Le deuil animalier, il est temps d’en parler.
- En savoir plus sur la Journée du Deuil Animalier maisondudeuilanimalier.fr
- Communication : Marion Morydan www.comdesentrepreneursanimaliers.com
- Partenariats & Sponsors : Makeni www.lagarennedemaya.my.canva.site
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Author: Irène Combres
