25 August 2026

One Voice salue cette décision sensée : Beauval renonce à son delphinarium 

One Voice salue cette décision sensée : Beauval renonce à son delphinarium 

Le zoo de Beauval a annoncé ce matin l’abandon de son projet de delphinarium à Saint-Aignan (Loir-et-Cher). One Voice, qui combat ce projet et a déposé plusieurs recours, prend acte d’une décision de raison. Mais rien n’est réglé pour les dauphins, ni pour les deux orques encore à Marineland : l’association demande au gouvernement de travailler enfin aux solutions de sanctuaire et maintient son action le 5 septembre à Antibes. 

Beauval a choisi la raison. Ouvrir un troisième delphinarium en France en 2026 était un anachronisme, à contre-courant de ce qui se passe partout dans le monde et singulièrement en Europe, où ces établissements ferment les uns après les autres. La loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale devait mettre fin à la captivité des cétacés ; ce projet la contournait, sous l’appellation de « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde », avec des bassins, la reproduction et des transferts possibles vers d’autres delphinariums. 

En homme d’affaires sensé, Rodolphe Delord a bien compris qu’au-delà du montant colossal à investir, le retour sur investissement serait nul au regard de la désaffection du public pour les delphinariums. En France mais aussi en Europe, aux USA, en Russie…  

Il faut le redire aussi : ce projet n’aurait pas aidé les dauphins de Marineland. Huit d’entre eux ont déjà été expédiés à Malaga dans la nuit du 22 au 23 juillet, dans un delphinarium qui venait d’envoyer ses propres dauphins en Chine. Quatre autres vont sous peu être envoyés à Valence. Il aurait fallu plusieurs années pour que ce delphinarium soit opérationnel. Pour quoi ? Des familles brisées, des années de bassin supplémentaires : voilà ce que promettait Beauval. La captivité ne se répare pas par un autre bassin. 

Le ministère et le gouvernement doivent cesser de n’écouter que l’industrie de la captivité et travailler enfin aux solutions de sanctuaire. Elles existent. À Tarente, en Italie, le San Paolo Dolphin Refuge, que One Voice a contribué à financer, est opérationnel – et facilement duplicable. L’association ne demande aucun investissement à l’État : seulement la volonté politique d’engager cette transition. 

L’abandon du projet de Beauval ouvre une fenêtre, il ne clôt rien. Les douze dauphins de Marineland, comme les onze de Planète Sauvage, mais aussi les orques Wikie et Keijo, attendent toujours une issue digne. One Voice maintient son action le samedi 5 septembre à Antibes qui sera suivie d’autres. L’association appelle à amplifier la mobilisation : il faut aujourd’hui accélérer la pression pour que des solutions de sanctuaire soient identifiées, et vite. 

« Le sanctuaire de Tarente en Italie est là, opérationnel et duplicable. Si 1/10e du temps passé en réunions au ministère l’avait été à discuter des solutions de sanctuaires au lieu du delphinarium de Beauval, nous aurions déjà des solutions. Nous ne demandons pas un euro à l’État, seulement la volonté politique de cesser de n’écouter que l’industrie de la captivité. Nous sommes à leur disposition pour avancer enfin, pour les dauphins, mais aussi pour les deux orques, Wikie et Keijo » annonce Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Photo d’illustration


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Author: One Voice