Les non-chasseurs et la saison de chasse 2026-2027
La saison de chasse 2025-2026 s’achève au 31 mai 2026 avec les périodes de prolongation.
La saison de chasse 2026-2027 démarre au 1er juin 2026 avec les périodes de chasse anticipée (chasse estivale). Les consultations publiques ont été lancées depuis début avril sans que les bilans de la saison passée ne soient accessibles ni les avis des commissions consultatives CDCFS (commission départementale de la chasse et de la faune sauvage).
Le public peut encore participer aux consultations en cours jusqu’à la fin du mois de mai (liste non exhaustive) [1]
Prenez le temps de lire les documents préfectoraux, vous y trouverez des pépites sur la gestion de la biodiversité par les chasseurs et préfets notamment dans l’Allier concernant le cerf, dans le Cher concernant le petit dérangement de la faune sauvage (Département où des battues sont organisées dans des zones refuges des cigognes noires espèce en voie d’extinction !) ou encore dans l’Aude les modifications surprenantes (dont certaine inexpliquée !) par rapport à la saison de chasse précédente (Département avec incendie d’ampleur exceptionnelle).
Vous y trouverez surtout l’absence de mesures de sécurité à la chasse et de l’obligation de recherche des animaux blessés par des conducteurs agréés !
La gestion de la faune sauvage est d’intérêt général, la chasse doit respecter un équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines. Les activités d’usage et d’exploitation doivent respecter les ressources naturelles renouvelables, maintenir, restaurer et gérer les écosystèmes en vue de la préservation de la biodiversité, notamment dans le cadre d’activités économiques et écologiques (Code de l’environnement).
Comment concilier respect de la biodiversité, partage de la nature et sécurité des non-chasseurs avec les autorisations de la chasse-loisir 12 mois sur 12 ?
Non-chasseurs participez, donnez votre avis dans les consultations publiques, les nuisances de la chasse vous concernent directement :
-portée des armes : 350 mètres pour les chevrotines, 1500 mètres pour les balles tirées d’un fusil de chasse, 5.000 mètres pour les balles tirées d’une carabine de chasse (rapport sénatorial),
-déplacement des animaux chassés vers les routes (risques collisions routières) et vers les zones urbanisées (risques d’être chargé par les animaux apeurés ou blessés),
-impact sur l’environnement en période de reproduction et d’élevage des jeunes (chasse estivale, pendant le brâme),
-aucun répit ni pour la faune sauvage ni pour les humains (chasse 12 mois sur 12).
La chasse pousse les animaux hors de leur habitat naturel
Le communiqué de presse de l’ONF sur le bilan de la fameuse bâche en forêt de Dreux confirme que la chasse pousse les animaux traqués vers les routes et zones urbaines :
L’objectif de la mise en place de cette bâche de presque 2 km de long était « Éviter les débordements de grand gibier qui peuvent générer des risques pour les riverains et la circulation. » avec une évaluation sur « les impacts observés sur les déplacements et comportements des cervidés. » Le bilan confirme « l’efficacité technique du dispositif ». [2]
Est donc confirme le déplacement des animaux chassés vers les routes et zones urbaines riveraines ce que nombre de victimes signalent régulièrement.
La Nature est bénéfique pour la santé humaine : son accès doit être sécurité par des périodes d’interruption de la chasse
Enquête de santé Les bienfaits de la nature sur notre santé :
« Par quel miracle une balade en forêt, la contemplation d’un champ ou la vue de l’océan suffisent-elles à faire baisser notre stress et à réguler notre tension artérielle ? Le contact avec la nature agit comme un véritable traitement sur notre santé physique et psychique et la science cherche à percer les mystères de ces bienfaits.
Lors d’une balade en forêt, nous inhalons des phytoncides, des substances émises dans l’air par les arbres qui agissent comme un système de défense naturel contre les insectes et les maladies. Plusieurs études ont montré que ces composés organiques volatils permettaient de réguler le système nerveux. Autre pouvoir étonnant, la brume des cascades et le contact avec la mer pourraient avoir un effet positif sur la santé respiratoire.
Les pouvoirs apaisants de la nature sont si puissants que certains médecins libéraux s’en saisissent et prescrivent sur ordonnance une immersion dans un espace vert pour soigner les patients à tous les âges de la vie. Ils recommandent marches, forêts ou jardinage contre le stress, la solitude et la fatigue…..» [3]
Protection de la biodiversité : un enjeu de santé publique
Ce numéro de La Santé en action éclaire les liens multiples et complexes entre nature et santé (physique et mentale) des individus à la lumière des publications scientifiques des dernières années. [4]
Faire de la protection de la biodiversité un enjeu de santé publique est une nécessité car une nature « en bonne santé » est essentielle à la (sur)vie des êtres humains. Or force est de constater que les sociétés contemporaines, par leurs modes d’existence et de production, malmènent la nature et s’en éloignent… Ce numéro de La Santé en action éclaire les liens multiples et complexes entre nature et santé (physique et mentale) des individus à la lumière des publications scientifiques des dernières années. Un important chapitre est consacré aux politiques de renaturation urbaine, qui nécessitent de la coopération au sein des collectivités locales entre les services santé et environnement, ainsi que des outils de planification à moyen terme. Enfin, des exemples sont donnés, illustrant mille moyens de retrouver contact avec les bienfaits de la nature, à la crèche, à l’école, dans les maisons de retraite, dans les jardins partagés, etc.[5]
La forêt réseau de bien-être
Laurent Tillon, écologue, membre du Conseil National de la Protection et de la Nature, explique que “pour les chênes, quand les bourgeons éclatent, les feuilles sont tendres, et les insectes, qui se nourrissent des feuilles, grignotent ses feuilles. La première incidence c’est qu’ils produisent des molécules pour se protéger et certaines sont émises dans l’air et elles stimulent le système immunitaire des vertébrés, donc en se promenant en forêt on gagne en immunité, et cela aussi fait baisser l’hormone du stress.“[6]
La forêt est un réseau qui “permet à plein d’espèces de communiquer entre elle. L’information, les énergies, la nourriture, circulent entre des espèces qui ont besoin les unes des autres.”
La santé et la sécurité dans la Nature, la préservation de l’environnement font partie des objectifs prioritaires de constitutionnalité.
Il serait temps que les administrations respectent ces principes et cessent d’accorder au loisir cynégétique, inefficace à obtenir un équilibre et dangereux pour autrui, une place disproportionnée par rapport aux autres activités de plein air bénéfiques.
[1]https://www.aves.asso.fr/2026/04/consultations-publiques-ouverture-et-fermeture-de-la-chasse-2026-2027/
[2]https://www.onf.fr/vivre-la-foret/%2B/2b91::chasse-courre-foret-dreux-rideau-souple.html
[3] https://www.francetvpro.fr/contenu-de-presse/76977612
[4]https://www.santepubliquefrance.fr/docs/magazinesrevues/preserver-la-nature-pour-proteger-la-sante-des-populations-la-sante-en-action-2024-numero-467
[5]https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/cadic_files/documents/spf00005492.pdf
[6] https://www.instagram.com/reel/DX1yyUitsEc/
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Author: Des citoyens non-chasseurs
