Carentoir : Omerta et déni face au calvaire des veaux de la « Ferme de l’horreur ». Une plainte déposée par l’association FUTUR et un dernier appel pour sauver un veau encore vivant
Des images insoutenables, des témoignages qui s’accumulent et, au milieu, un silence administratif assourdissant. L’association FUTUR tire la sonnette d’alarme sur la situation critique d’un élevage à Carentoir où des veaux meurent de soif et de faim aux yeux de tous et dans l’indifférence totale des autorités.
Un scandale éthique et sanitaire à ciel ouvert
Depuis plusieurs mois, des habitants de Carentoir et des alentours assistent à des scènes de désolation : des jeunes veaux laitiers, isolés, agonisant à même le sol jusqu’à leur mort. Les témoins affirment que l’éleveur les laissent mourir de faim et de soif.
« Certains affirment qu’il vaudrait mieux acheter dans de petites fermes biologiques plutôt que dans des élevages intensifs. Pourtant, la réalité reste fondamentalement la même : dans la filière laitière, les veaux mâles sont séparés de leur mère dès la naissance, puis condamnés à une mort précoce ou à l’abattoir. Le problème ne réside donc pas uniquement dans la taille ou le mode de production des exploitations, mais dans quelque chose de plus profond : notre relation même aux animaux mérite d’être profondément remise en question. » s’indigne Vuk, lanceuse d’alerte de l’association FUTUR.
Un veau encore vivant au milieu de cette horreur, un dernier espoir de le sauver mais une mairie et les services de l’État pointés du doigt
Un veau, encore vivant, est actuellement isolé dans une niche destinée aux veaux considérés comme des sous-produits de l’industrie laitière, séparés de leur mère dès la naissance. S’il n’est pas rapidement pris en charge, il est voué à subir le même sort que les autres. L’association s’est mobilisée tout au long de la journée pour tenter de le sauver.
Face à l’urgence de la situation, l’association a immédiatement alerté la gendarmerie, puis la DDPP, avant de se tourner vers la mairie, dans l’espoir de sauver un veau tout juste né, encore vivant mais isolé dans une niche typique des élevages laitiers, afin de lui éviter le même sort. Malgré la possibilité pour l’association FUTUR de prendre en charge l’animal et de le mettre en sécurité, elle s’est néanmoins heurtée à un refus catégorique.
- La mairie de Carentoir s’est montrée peu coopérative, refusant dans un premier temps de transmettre des informations. Cette attitude laisse penser que la situation entourant cet élevage demeure un sujet sensible, voire tabou. Selon plusieurs témoins, les autorités locales en auraient connaissance depuis longtemps, sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise jusqu’à présent. Lors d’un second échange téléphonique, il nous a été assuré de manière formelle qu’aucun veau ne se trouvait sur l’exploitation.
- La Gendarmerie de La Gacilly, d’abord ouverte au dialogue, s’est finalement alignée sur ce discours officiel, bloquant toute intervention. Ils nous ont indiqué avoir été informés par la DDPP qu’un veau se trouvait bien encore sur l’exploitation, tout en précisant qu’il « ne présentait aucun problème ».
Ce discours est différent de celui de la mairie. - La DDPP nous a transmis un mail 1 ou 2h après en disant “qu’il ne sera pas possible de nous transmettre des informations détaillées.
Une plainte a été déposée par l’avocat de l’association FUTUR auprès du procureur de la République. À titre de dernier recours, il sollicite la saisie immédiate de ce jeune veau qui, dans ces circonstances aggravantes, se trouve en danger de mort et exposé à des souffrances évitables.
« Nous allons continuer à recueillir des témoignages, à documenter les faits et à faire toute la lumière sur cette affaire. Et nous n’en avons pas fini. » Vuk, association FUTUR
Les animaux déchets de l’industrie laitière
Les veaux mâles inutiles pour la production laitière deviennent des sous-produits du système. Séparés de leur mère très peu de temps après la naissance, ils sont rapidement dirigés vers des centres d’engraissement où ils sont élevés quelques semaines avant d’être envoyés à l’abattoir ou comme ici, meurent dans des conditions ignobles.
Ce système repose sur une logique de rentabilité où des animaux âgés de quelques jours deviennent déjà des marchandises destinées à mourir. Leur courte vie est entièrement conditionnée par les besoins de l’industrie, dans laquelle la naissance d’un veau mâle n’est pas une vie à protéger mais un produit à écouler
L’avenir : le sanctuaire du FUTUR pour faire évoluer notre regard sur les animaux
Le Sanctuaire du Futur est un projet inédit conçu pour changer notre perception des animaux dits d’élevage et nous faire réaliser qu’ils sont tout aussi sensibles et attachants que nos chiens et nos chats. L’objectif n’est pas seulement de leur offrir une protection physique, mais de transformer notre façon de les considérer : ces animaux ont des émotions, des comportements propres, des besoins affectifs et sociaux, et méritent respect et attention.
Le sanctuaire se déploie sous la forme d’un réseau décentralisé : chaque foyer, chaque jardin peut devenir un foyer du sanctuaire, un lieu de vie pour des animaux sauvés de l’abattoir, de l’élevage, de maltraitance. En accueillant un cochon, une poule ou un mouton, chacun découvre des individus uniques et sensibles, capables de créer des liens et d’exprimer leur personnalité. Cette expérience directe nous invite à repérer leur individualité et leur intelligence, à ressentir de l’empathie et à réévaluer notre rapport à toutes les espèces.
Le projet incarne une vision radicalement différente de la société : protéger plutôt qu’exploiter, libérer plutôt qu’enfermer, et construire un monde où chaque animal, qu’il soit domestique ou “de ferme”, est reconnu comme un être vivant digne de compassion, d’attention et de respect.
À propos de l’association FUTUR :
L’association FUTUR lutte pour la protection animale et œuvre pour un changement culturel profond. Son but : faire évoluer notre regard sur les animaux et l’écologie à travers des actions de terrain et de sensibilisation.
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Author: Association FUTUR
