17 April 2026

Infiltration dans des combats de coqs

Infiltration dans des combats de coqs

Souhaitant conserver une certaine discrétion, la Fédération des coqueleurs du Nord de la France bénéficie de l’exception prévue par l’article L521-1 du Code pénal (le même qui profite à la corrida) et revendique une tradition locale ininterrompue dans le plus grand nombre de gallodromes possible.

Ce fut par exemple le cas ces 7 et 28 mars à Beuvry-la-forêt, commune où les repas organisés par deux associations (la société de chasse de la place et le comité des aînés) servent de paravent aux activités des coqueleurs, dont “très peu” – d’après un spectateur – sont originaires de la commune.

FUTUR s’est procuré des images filmées en caméra discrète dans ces événements où filmer trop ostensiblement est synonyme d’un renvoi brutal hors des sites.

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Avec le suivi attentif de ces événements par des militants animalistes locaux, l’ambiance était électrique au-devant du complexe sportif rue de l’Ancienne Poste ce samedi 28 mars – pendant que trois associations (le Parti Animaliste, le CRAC Europe et l’association Les Ch’tites Cocottes & Cie) sensibilisent les passants, un lanceur d’alerte armé d’une caméra discrète se frayait un passage au sein-même de l’événement.

Les images montrent des détails que les pratiquants ne mettent pas souvent en avant dans leur timide communication, ceux-là même dont Zola décrivait l’horreur dans Germinal : l’installation des éperons de fer, parfois agrémenté de coton enfoncé dans la gorge (pour “retarder les effets de l’asphyxie” (?), d’après un éleveur sur place), des coqs qui rapidement semblent incapables de se maintenir debout, luttant contre la perte de connaissance suite aux hémorragies, ou abattus par de violentes convulsions

Sur la cinquantaine de combats de Beuvry, certaines mises à mort ont parfois été expédiées sur place, dans la cage, l’éleveur jugeant la remise en forme de l’animal impossible ou trop coûteuse. D’autres décéderont directement pendant le combat. Certains remis dans leurs boîtes, d’autres négligemment laissés chus contre un mur de la salle.

Nous avons également pu observer des mineurs à proximité immédiate de l’arène, et parfois impliqués dans la manipulation des boîtes contenant les coqs. 

Il est étonnant qu’une salle gérée par la communauté de communes serve à accueillir des participants originaires de zones éparses de la région, voire de Belgique  – beaucoup venant plus de loin que de près, pour jouer et surtout miser des espèces sur ces combats qui ne semblent par ailleurs pas déclencher les passions de la plupart des spectateurs.

Quel est l’encadrement légal de ce genre de paris, et sont-ils la raison principale de la discrétion des coqueleurs quant à ces événements ? 

“Il y a des échanges d’argent en espèces autour des combats, aussi bien entre participants qu’entre spectateurs au début des affrontements.” (témoignage recueilli sur place et corroborant nos observations)

Les éleveurs et les entraîneurs de coqs de combat, en les isolant, leur interdisent d’apprendre les signaux sociaux de la résolution de conflit. Détenus dans des cages ou attachés à des piquets, recevant moins de nourriture qu’ils ne choisissent d’en manger et mis à l’écart des poules, ces coqs sont maintenus dans un état constant d’excitation frustrée.

Avec le stress du transport, les images et les sons confondants d’un évènement bondé et l’injection de drogues ou d’hormones, on comprend facilement que des coqs terrifiés puissent être conduits à se battre jusqu’à la mort quand ils se retrouvent face à un autre oiseau tout aussi terrifié et armé d’éperons d’acier.

Forte d’un réseau de plus de 600 militants locaux sur le territoire français, l’association FUTUR est connue pour relayer ses enquêtes sur ses réseaux sociaux, comme l’infiltration de la novillada de Mugron ce 6 avril dernier.

Totalisant plus de 75 millions de vues en 2025, FUTUR annonce une croissance à 300% de visibilité pour ce premier trimestre 2026 par rapport à l’année précédente. Aussi active dans les sauvetages, nous chapeautons un archipel de sanctuaires particuliers recueillant des animaux rescapés de l’élevage, dont récemment des poules reproductrices et coqs de combat.

Aussi active dans les sauvetages, nous chapeautons le Sanctuaire du FUTUR, des foyers d’animaux de ferme tenus par  des particuliers recueillant des animaux rescapés de l’élevage, dont récemment des poules reproductrices et coqs de combat.


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Author: Association FUTUR