L’association FUTUR dénonce le recours à des « tirs sanitaires » sur des animaux sauvages déjà victimes de l’incendie d’Achères-la-Forêt
L’association FUTUR exprime sa plus vive indignation face à la décision de faire intervenir un lieutenant de louveterie afin de procéder à des « tirs sanitaires » sur des animaux sauvages déjà gravement touchés par les incendies.
Ces animaux ont déjà subi l’horreur des flammes. Beaucoup sont brûlés, blessés, déshydratés, traumatisés ou en état de choc. Leur infliger une réponse uniquement armée est, selon notre association, une décision incompréhensible et profondément choquante.
Des solutions existaient
Depuis le début de cette catastrophe, FUTUR a travaillé en collaboration avec plusieurs associations afin de mettre en place un véritable réseau d’intervention.
Des vétérinaires, des spécialistes de la faune sauvage, des soigneurs, des capacitaires et de nombreux bénévoles étaient prêts à intervenir, à évaluer l’état des animaux, à organiser leur prise en charge et à leur apporter les soins adaptés lorsque cela était possible.
Ces compétences existaient, cette mobilisation existait, pourtant, elles n’ont pas été retenues.
Un lieutenant de louveterie n’est pas un vétérinaire
Nous rappelons qu’un lieutenant de louveterie exerce une mission administrative. Il n’est ni vétérinaire, ni spécialiste des soins à la faune sauvage, ni habilité à établir un diagnostic médical. La prise en charge d’animaux blessés relève de compétences vétérinaires et sanitaires. Elle ne peut être réduite, selon nous, à l’usage d’une arme à feu comme unique réponse.
La souffrance animale mérite une réponse digne
Lorsque les blessures sont incompatibles avec la survie et qu’aucun traitement n’est envisageable, l’euthanasie constitue parfois un acte de compassion. Mais cette euthanasie doit être pratiquée par un professionnel, avec les protocoles permettant d’éviter toute souffrance supplémentaire. Confondre euthanasie et tir est une grave erreur de conception de la prise en charge des animaux brulés et blessés.
FUTUR demande deux années de protection totale pour les zones sinistrées et les refuges alentours
Selon le poste de la mairie, un arrêt de la chasse d’une durée d’un an est prévu dans les zones directement touchées par le sinistre à Achères-la-Forêt. Pour l’association FUTUR, cette mesure reste insuffisante au regard de l’ampleur des conséquences pour la faune sauvage.
FUTUR a officiellement demandé au préfet de Seine-et-Marne la mise en place d’un arrêt total de la chasse pendant deux ans dans les zones sinistrées, mais également dans les zones de refuge situées aux alentours.
En effet, les animaux ayant survécu à l’incendie vont naturellement chercher des secteurs plus calmes pour se nourrir, se reposer et tenter de se reconstruire. Ces zones refuges deviendront des espaces essentiels à leur survie et à leur rétablissement. Les protéger temporairement de toute pression supplémentaire, notamment cynégétique, apparaît indispensable pour permettre à la faune touchée de retrouver progressivement un équilibre.
Notre Lettre Ouverte : + de 45.000 signatures
https://futur-asso.com/actions/lettre-ouverte-chasse-incendie
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Author: Association FUTUR
