31 March 2026

Lapins, rongeurs, oiseaux… dire adieu aux NAC n’est plus un sujet tabou

Lapins, rongeurs, oiseaux… dire adieu aux NAC n’est plus un sujet tabou

En trois ans, la demande de crémations avec restitution des cendres a progressé de 33% chez les nouveaux animaux de compagnie.

Lapins, rongeurs, oiseaux, reptiles… Longtemps relégués à un statut “d’animaux secondaires”, les nouveaux animaux de compagnie (NAC) occupent aujourd’hui une place pleinement affective dans les foyers français. Cette évolution se ressent aussi au moment de leur disparition.
Selon les données du réseau Esthima, Pompes Funèbres Animalières, les demandes de crémation avec restitution des cendres pour les NAC sont passées de 25 % en 2022 à 33% en 2025, soit une progression de 33% en trois ans. Une augmentation qui rapproche désormais les choix funéraires pour les NAC de ceux observés pour les chiens et les chats.

Les cérémonies pour les NAC sont souvent très touchantes. Je me souviens d’une propriétaire qui avait demandé que sa poule de compagnie soit présentée dans sa gigoteuse, comme un nouveau-né. Un enfant avait aussi glissé de la paille dans le cercueil de son lapin pour qu’il parte avec sa nourriture préférée. Une autre famille avait recréé un petit jardin miniature pour leur hamster, avec de l’herbe et des carottes, pour que son dernier voyage ressemble à sa vie.” – Clément Danjou, hôte funéraire Esthima au crématorium de Vimoutiers.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte sociétal plus large : la France compte aujourd’hui près de 79 millions d’animaux de compagnie[1], un chiffre multiplié par 2,5 depuis les années 1970. Les NAC représentent plusieurs millions d’animaux présents dans les foyers français (petits mammifères, oiseaux, reptiles, poissons), et leur place émotionnelle progresse elle aussi dans le quotidien des familles.

Dans les pratiques funéraires, le changement est visible. Les familles sont de plus en plus nombreuses à souhaiter récupérer les cendres de leur NAC, signe d’un besoin de reconnaissance du lien affectif, mais aussi de trace, de mémoire et de rituel. Même les cérémonies hommage au crématorium en présence de la famille, encore marginales pour ces espèces, connaissent une progression significative.

  • Demande de crémations avec restitution des cendres pour les NAC :
    25% en 2022 → 33% en 2025 (+33% en trois ans)
  • La part des cérémonies hommage pour les NAC (présence des familles au crématorium) :
    +50% entre 2022 et 2025
  • Création d’un mémorial en ligne : 7% des mémoriaux publiés sur www.animorial.fr  (site d’hommages en ligne) concernent des NAC

Ces chiffres traduisent moins une “montée en gamme” qu’un alignement progressif des rites funéraires avec la réalité émotionnelle vécue par les propriétaires. Les NAC ne sont plus perçus comme des animaux de compagnie “à part”, mais comme de véritables membres du foyer, dont la perte mérite elle aussi un au revoir digne.

Répartition des crémations NAC par espèce [2] :

  • Lapins 61%
  • Rongeurs 27%
  • Oiseaux 9%
  • Reptiles 23%

À l’approche de Pâques, le lapin occupe une place très visible dans l’imaginaire collectif. Les données Esthima, Pompes Funèbres Animalières, rappellent qu’il est aussi, dans la réalité des foyers, le NAC le plus concerné par les rituels funéraires : 61% des crémations de NAC concernent des lapins. Un chiffre qui illustre la place affective grandissante de cet animal dans la vie des familles.

“Il occupait une place si grande dans nos cœurs. La maison est vide sans lui. C’était notre bébé d’amour pour la vie, le seul et unique lapin. Récupérer ses cendres nous a permis de le garder près de nous, autrement.”- Famille d’Usagi, lapin

“Elle n’a vécu qu’un an à nos côtés, mais nous lui avons donné tout l’amour dont elle avait besoin. Nous sommes restés avec elle jusqu’au bout. Dire au revoir dans de bonnes conditions était essentiel.” – Joshua & Laurie, propriétaires de Caramel, petite rate

  • 94% des propriétaires considèrent leur animal comme un proche
  • 68% le considèrent comme un membre de la famille
  • 78% estiment que le deuil animalier doit être respecté comme un deuil humain
  • 12% déclarent avoir conservé une urne avec les cendres de leur animal
  • 20% disent avoir culpabilisé de ne pas avoir offert de rituel funéraire

“Ces évolutions confirment ce que nous observons sur le terrain : la perte d’un NAC est vécue de manière de plus en plus intense, et les familles cherchent des solutions qui respectent le lien créé avec leur animal, quelle que soit son espèce”, explique David Buisset, Directeur France Esthima.

À mesure que les NAC prennent une place croissante dans la vie des foyers français, leurs rites de fin de vie suivent le même mouvement que ceux historiquement associés aux chiens et aux chats. Un signal fort d’une société qui reconnaît de mieux en mieux la pluralité des formes d’attachement au vivant.

  • Acteur pionnier du service funéraire animalier depuis près de 30 ans
  • Un réseau de 17 crématoriums animaliers et 1 agence funéraire en France
  • Plus de 540 000 animaux décédés pris en charge pour leur crémation en 2024
  • 380 collaborateurs
  • Une entreprise labellisée Positive Company®, un label RSE français basé sur la norme ISO 26000
  • Esthima est une marque de Veternity France, n°1 des pompes funèbres animalières en France en nombre d’établissements funéraires en France.

[1]Source : Baromètre FACCO–Odoxa 2024–2025, “Les chiffres clés de la population animale en France”

[2] Prise en charge funéraire en 2025 sur les types d’animaux renseignés

[3] Etude KANTAR pour Esthima/Veternity mai 2025)


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Author: Agence Yoann Latouche Group