17 January 2026

Un système à bout de souffle 

Un système à bout de souffle 

Cette résurgence en France met en évidence les failles structurelles du modèle d’élevage intensif. Tuberculose bovine, grippe aviaire, coronavirus, dermatose nodulaire contagieuse… ; les crises sanitaires auxquelles sont confrontés les animaux et les éleveurs se multiplient. Sa persistance, notamment via des réservoirs chez les animaux sauvages (blaireaux, sangliers, cervidés), illustre l’impasse d’une approche exclusivement curative et répressive.

Pour le Parti animaliste, ces zoonoses ne sont ni isolées ni accidentelles. Elles révèlent un système à bout de souffle, structurellement incapable de protéger durablement la santé animale et humaine. En réponse, les autorités appliquent des protocoles reposant majoritairement sur l’abattage des animaux infectés et, fréquemment, de l’ensemble du troupeau. Une stratégie lourde de conséquences sur le plan éthique mais aussi économique.

Cette maladie infectieuse chronique provoque des lésions au niveau des ganglions lymphatiques avant de s’étendre aux organes tels que les poumons, les articulations, la mamelle… Elle touche principalement la famille des bovidés mais peut contaminer de nombreux mammifères, domestiques ou sauvages, et se transmettre à l’être humain par voie respiratoire ou via la consommation de produits au lait cru contaminés. 

« L’élevage intensif est une bombe sanitaire à retardement. Il repose sur l’exploitation massive d’êtres sensibles, génère des risques épidémiologiques majeurs et conduit, à chaque crise, à l’abattage de milliers d’animaux dans l’urgence. Ce modèle est indéfendable au vu des enjeux actuels, en termes d’éthique mais aussi de sécurité sanitaire, d’environnement, de souveraineté alimentaire… surtout dans le contexte de signature du traité du Mercosur » déclare Sandra Krief, porte-parole et coprésidente du Parti animaliste.

Le Parti animaliste appelle les autorités françaises et européennes à tirer les conséquences de ces alertes répétées : sortir de l’élevage, investir dans la prévention plutôt que dans la gestion de crises permanentes, et engager une transformation profonde de notre système agricole. Il propose des mesures concrètes de reconversion et d’accompagnement des éleveurs, de sécurisation des revenus et de formation vers des filières agricoles végétales, seules à même de réduire durablement les risques sanitaires, environnementaux. Agir dans l’intérêt des animaux, c’est aussi agir dans l’intérêt général !


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Author: Parti animaliste