Seine-et-Marne : il abandonne son chien enchaîné pendant plusieurs semaines, provoquant de graves blessures – La justice le condamne
Le tribunal correctionnel de Melun a jugé, le 20 octobre 2026, le propriétaire d’un berger d’Anatolie. Durant l’été 2024, l’homme avait quitté le pays en laissant son chien attaché à une chaîne métallique pendant plusieurs semaines.
L’Association Stéphane LAMART s’était constituée partie civile à l’audience du 20 octobre 2026, à 9 h, devant le tribunal correctionnel de Melun, dans une affaire d’abandon de chien. Rapace avait souffert de la faim et d’une grave blessure au cou alors qu’il était retenu captif, isolé et attaché pendant l’absence de son maître.
Le 25 août 2024, la clinique vétérinaire de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) prend contact avec une association de protection animale afin de signaler un cas de maltraitance.
Une femme a préalablement présenté au service des urgences vétérinaires un chien nommé Rapace, de race berger d’Anatolie, souffrant d’une importante plaie au niveau du cou, dans laquelle une chaîne métallique s’était profondément enfoncée.
Le chien présente également un état de maigreur particulièrement inquiétant. Le rapport clinique fait état d’un poids de seulement 40 kilos, contre les 70 kilos habituellement attendus. Son comportement révèle une vigilance anormale et un stress prononcé. Lors de l’examen, des asticots sont également découverts dans sa plaie. La chaîne métallique est retirée avec difficulté et l’animal nécessite des soins importants.
Rapace n’est pas identifié : il n’est ni tatoué ni pucé. Ses oreilles ont également été coupées à des fins esthétiques.
La personne ayant conduit Rapace au service vétérinaire est la fille du propriétaire du chien. Elle était chargée de s’occuper de l’animal durant l’absence prolongée de son père, parti en Turquie pendant plusieurs semaines en laissant Rapace attaché à une chaîne. Se rendant régulièrement au domicile pour le nourrir, elle a fini par remarquer cette terrible blessure et a décidé de le faire examiner. Elle précise également souhaiter se débarrasser de l’animal, selon ses dires.
Évoquant dans un premier temps l’euthanasie pour échapper aux frais vétérinaires, elle revient finalement sur sa décision.
Le vétérinaire chargé de l’examen signale alors un cas de maltraitance et propose de confier Rapace à une association de protection animale.
Le propriétaire de Rapace est un homme de 60 ans, domicilié à Arbonne-la-Forêt (Seine-et-Marne), sans emploi et déjà connu des services de police pour conduite sans permis valide. Il possède un autre chien de la même race et prétend avoir laissé Rapace attaché afin de séparer les deux animaux qui, d’après lui, ne semblaient pas s’entendre.
Le portrait d’un chien sauvage et agressif qu’il dresse de Rapace est néanmoins contredit par le rapport vétérinaire, qui décrit un animal méfiant et craintif, mais parfaitement docile au contact humain.
L’homme fait dès lors l’objet d’une procédure pour sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique et pour abandon volontaire, ayant exposé l’animal à un risque immédiat de mort.
Rapace est, quant à lui, placé au sein des structures d’accueil de l’association Action Protection Animale.
Le 20 octobre 2026 : un jugement et une peine considérée comme indulgente
Le tribunal correctionnel de Melun a décidé, le 20 octobre 2026, de relaxer le prévenu des faits de cruauté qui lui étaient reprochés et de requalifier les faits en mauvais traitements.
L’homme de 60 ans a été reconnu coupable d’abandon. Une amende délictuelle de 1 200 € et une amende contraventionnelle de 300 € ont été requises. Il a finalement été condamné à trois mois de prison avec sursis, et son chien a été confisqué.
Sur les intérêts civils, le tribunal l’a condamné à verser à l’Association Stéphane LAMART la somme de 500 € de dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral et à verser 800 € supplémentaires au titre des frais d’avocat.
Une décision qui interroge l’Association Stéphane LAMART, laquelle estime que les souffrances endurées par Rapace auraient dû conduire à une sanction plus sévère à l’encontre de son propriétaire.
« Laisser son chien seul, attaché et blessé durant des semaines n’est pas un simple abandon. Avoir contraint Rapace à de telles souffrances doit exposer son propriétaire à des sanctions plus fermes », déclare Stéphane Lamart, président et fondateur de l’association.
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Author: Association Stéphane Lamart
