29 June 2026

Le Salon de la Biodiversité et du Génie écologique : repenser l’économie à l’échelle des territoires

Le Salon de la Biodiversité et du Génie écologique : repenser l’économie à l’échelle des territoires

Face à l’urgence écologique, un constat s’impose : le modèle économique actuel, fondé sur la maximisation du profit, est incompatible avec la préservation de la biodiversité. Les experts réunis dans le cadre du Salon de la Biodiversité et du Génie Écologique appellent à une transformation profonde, en plaçant les territoires au cœur de la solution.

Intégrer la biodiversité dans un système spéculatif n’a pas de sens : l’homogénéité imposée par ce modèle détruit la diversité, pourtant principe fondateur du vivant. La compensation écologique, souvent mise en avant, n’est qu’un pis-aller temporaire.

« Reconnaissons une certaine impossibilité à intégrer la biodiversité dans le modèle économique actuel : la nécessité d’un modèle territorial et coopératif, soutenu par des financements RSE et une gouvernance locale volontaire s’impose. La priorité est de réorganiser l’économie autour des services écosystémiques, dans une approche concrète et positive, plutôt que de se limiter à la logique de compensation ou de réduction d’impact. » déclare Patrice Valantin, président de l’UPGE – Les Entreprises de la Biodiversité.

La réponse doit être locale. Les écosystèmes étant directement liés à la vie des habitants, il est essentiel de développer une économie territoriale centrée sur la rémunération et la préservation des services écosystémiques (cycle de l’eau, fertilité des sols, régulation climatique, etc.). Cette approche nécessite une gouvernance de proximité, impliquant citoyens, agriculteurs et acteurs locaux.

Les moyens financiers existent. De nombreuses entreprises déploient aujourd’hui des politiques de responsabilité sociétale (RSE), que ce soit par obligation réglementaire, sous la pression des parties prenantes ou par conviction personnelle. Orienter une partie de ces budgets vers la préservation locale de la biodiversité représente une opportunité majeure pour accélérer la transition.

« Les projets de biodiversité ne peuvent pas être financés uniquement avec des logiques classiques de court terme et de résultats immédiats. Le vivant s’inscrit dans des temporalités longues, incertaines, qui exigent avant tout une obligation de moyens et une confiance collective entre financeurs, maîtres d’ouvrage et entreprises de terrain. L’enjeu n’est pas de contraindre la biodiversité par des indicateurs rigides, mais de réunir les bonnes conditions pour qu’elle puisse se régénérer. C’est en travaillant de manière coordonnée, positive et territorialisée que nous parviendrons à sécuriser les financements et à faire de la transition écologique une véritable opportunité partagée. » explique Matthieu Le Meur de l’UNEP – l’Union Nationale des Entreprises du Paysage.

Plutôt que de viser une réduction abstraite des « impacts », il s’agit de réintégrer nos usages dans les cycles naturels. Consommer de l’eau n’est pas un problème si elle est restituée aux sols et aux nappes phréatiques : la clé est l’équilibre, non la compétition.

« Le financement des projets en faveur de la biodiversité n’est pas seulement un enjeu de moyens, c’est avant tout un enjeu de coopération. En mobilisant ensemble acteurs publics, entreprises, investisseurs et territoires, nous pouvons structurer des modèles économiques robustes, capables de concilier performance environnementale, impact mesurable et intérêt général. La biodiversité devient alors un projet collectif, porteur de valeur durable pour l’ensemble de la société. » résume Jean-Christophe Benoit, de la CDC Biodiversité.

L’avenir de la biodiversité se construira à travers des projets concrets, visibles et mesurables : qualité de l’eau, paysages, climat local. Une écologie positive et collective doit remplacer les approches strictement technicistes ou politiques.

« La biodiversité n’a pas besoin d’être intégrée dans un modèle économique qui la détruit : elle doit être au cœur d’une économie territoriale, coopérative et tournée vers le bien commun », conclut Stéphanie Gay Torrente.

Rendez-vous du 24 au 26 novembre 2026 à Paris Porte de Versailles pour la 3ème édition du Salon de la Biodiversité et du Génie Écologique

Ce salon tenu conjointement avec le Salon des Maires et des Collectivités est organisé par Infopro Digital en partenariat avec L’AMF, Les Eco Maires et l’Union Professionnelle du Génie écologique (UPGE) filière incontournable sur l’ensemble des activités humaines pour réparer, protéger ou renaturer les espaces de vie face aux réalités climatiques et écologiques. Pour en savoir plus : https://www.salonbiodiversite.com/


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Author: Salon de la Biodiversité et du Génie Écologique