Laurent Masson : depuis 25 ans au service des animaux et de leurs compagnons bipèdes !
Le Docteur Laurent Masson est au service des animaux et de leurs détenteurs depuis plus de deux décennies, sa clientèle est fidèle sur plusieurs générations d’animaux domestiques. Le Docteur Masson est réputé pour prodiguer de bons conseils, anticiper d’éventuels problèmes mais aussi, conseiller dans les choix d’adoption en fonction des cadres de vie de chacun. Il est très investi auprès de la ville de Boulogne-Billancourt lors d’évènements et donne également des conférences. Il est le professionnel tout terrain dont l’efficacité et la réactivité se logent dans une nacelle de bienveillance.
Docteur Masson, vous êtes vétérinaire à la clinique des Passages depuis vingt-cinq années, vous êtes l’auteur de deux livres : Vade-mecum des nutraceutiques[1] chez les animaux de compagnie et Médecine d’urgence canine et féline : 30 cas cliniques. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ces livres ?
J’ai commencé à écrire en me demandant ce qui pourrait aider des vétérinaires débutants en compilant des cas cliniques classiquement rencontrés en urgences, puis en abordant une classe thérapeutique méconnue et pourtant souvent rencontrée.
Depuis toutes ces années au service des animaux et de leurs détenteurs, vous avez vu bien des choses changées, évoluées, quel bilan en faites vous ?
La plupart des propriétaires sont devenus des pet parents, très impliqués dans le bien-être de leurs animaux de compagnie.
Votre clientèle est très proche de vous et vous suit énormément sur l’Instagram de la clinique, comment avez-vous bâti une telle relation ?
C’est un canal d’échanges, de partage d’informations très variées, de présentation de nouveaux patients. Instagram est par ailleurs très utilisé par les détenteurs.
Clientèle plutôt féline ou plutôt canine, fifty-fifty ? Il est sans doute plus facile à gérer un chat en ville qu’un chien non ?
Nous recevons en clientèle à peu près autant de chats que de chiens, avec très peu de lapins et autres NAC. Avoir un chien donne plus de contraintes mais la proximité de parcs et bois autour de Boulogne facilite les promenades.
Vous vous occupez des chats, des chiens et des NAC, ces derniers sont devenus des membres à part entière de la famille, comment expliquez-vous cet engouement pour les NAC ?
Les petits animaux de compagnie comme les lapins ou les cochons d’Inde ne sont plus considérés comme des animaux “kleenex” pour répondre à la demande d’un animal par un enfant afin d’éviter de prendre un chat ou un chien qui présenterait plus de contraintes. C’est une très bonne chose ! En revanche, la tendance à rechercher un animal toujours plus exotique, plus original, persiste et c’est bien regrettable. Quel que soit l’animal et son prix à l’achat, il faut le respecter, savoir s’en occuper, préserver son bien-être.
Depuis quelques années, certaines races de chiens sont dans le box office, est-ce le cas également parmi votre clientèle ?
Oui, nous n’échappons pas au phénomène de mode. Nous conseillons les futurs détenteurs de ne pas faire de choix en fonction de la tendance, mais de réfléchir à la compatibilité entre leur mode de vie et le caractère/besoin de l’animal.
Vous travaillez avec des associations, vous êtes présent depuis le premier lancement de l’Animal en ville il y a quatorze ans, vous étiez présent également au Festidog à Puteaux, vous êtes très investi dans la ville de Boulogne-Billancourt toujours au plus proche de l’animal et de l’homme… Au fil des années, vous redoublez d’enthousiasme, ces interventions et ces évènements sont comme des incontournables, comme des batteries inépuisables…
Je ne recherche pas à endosser ces rôles, mais j’essaie de répondre aux sollicitations car je trouve important que la profession vétérinaire soit représentée lors de ce genre de manifestations.
Est-ce que l’on vous contacte pour des abandons ? Est-ce qu’il vous est arrivé durant toute votre carrière de trouver un animal abandonné au pas de votre clinique et si tel est le cas, comment gérez-vous la prise en charge de l’animal ?
Oui cela nous est arrivé. Heureusement il y a plus de 15 ans… Et nous avions placé les chatons dans de gentilles familles.
En campagne, du côté des félins, de nombreux cas de typhus, de leucose ont été relevés depuis ces cinq dernières années, est-ce qu’il y a ce même constat en ville ? La recrudescence des chats errants est sans aucun doute moins conséquente que dans le rural… Et côté canin, quel est le virus récurrent et comment le gérer ?
Les épidémies sont moins présentes en milieu urbain : les virus circulent moins et les animaux sont souvent mieux vaccinés donc, protégés. Chez les chiens, il faut se méfier de la toux de chenil qui se transmet très facilement entre chiens, lors de promenade, de jeux au parc.
Quels conseils donneriez-vous à une jeune étudiante vétérinaire ? Se spécialiser avec des + comme l’ostéopathie, la naturopathie… ?
Surtout faire ce qui lui plait. Ne rien s’interdire.
Quels conseils donneriez-vous à une personne qui viendrait vous trouver et qui souhaiterait inclure un animal dans son existence ?
Prendre conscience des changements que la présence d’un animal va provoquer et de l’engagement sur le long terme. Se rappeler que cela représente une dépense, tout d’abord à l’achat, puis éventuellement des frais vétérinaires, mais surtout des frais concernant l’alimentation, l’entretien. Car ces dépenses quotidiennes permettront de garder l’animal en bonne santé le plus longtemps possible.
Trouvez-vous l’idée d’inscrire dans le carnet de l’animal (ICAD et fiche vétérinaire) une personne à prévenir en cas de problème avec son détenteur comme une hospitalisation ? Afin d’éviter des animaux qui se retrouvent derrière les barreaux d’un refuge alors qu’une personne a été mise en place en cas d’absence courte comme prolongée ?
La mairie de Boulogne, comme d’autres, propose une petite carte qu’un propriétaire garde dans ses papiers. Cette carte informe que la personne a un animal à son domicile et contient les coordonnées d’une personne à joindre en cas de problème. L’inscription sur un fichier comme celui de l’ICAD peut être intéressante mais nécessiterait une mise à jour régulière. Ce qui n’est pas déjà le cas avec les coordonnées des propriétaires.
Est-ce que des détenteurs viennent vous trouver lors de soucis comportementaux ?
Oui et nous collaborons avec des éducateurs et des comportementalistes afin de travailler ensemble lors de problèmes de comportement chez un animal de compagnie, chien ou chat.
Docteur Laurent Masson – clinique Univet des Passages Boulogne Billancourt
instagram.com/cliniqueveterinairedespassages
[1] Nutraceutique : toute substance considérée comme un aliment, une partie d’un aliment, une vitamine, un minéral ou une plante qui offre des avantages pour la santé. Nutriment/pharmaceutique.
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Author: Valeria Orfila
